Une fois admis pourquoi et quoi, reste le plus difficile : comment on travaille réellement. Quatre choses changent, et aucune n'est un rituel.
Quatre bascules, pas quatre réunions
La gouvernance passe du projet au produit : on ne finance plus une livraison mais une capacité à faire évoluer quelque chose. La responsabilité se redistribue : décider du quoi et décider du comment cessent d'être portés par la même personne. Le rythme devient régulier plutôt que jalonné. Et la matière du travail change de nature : on passe de la spécification à la conversation.
Qui fait quoi
Trois responsabilités structurent une équipe Scrum. Le Product Owner porte le pourquoi et l'ordre. Le Scrum Master porte les conditions de travail. Les développeurs portent le comment et la qualité. La bascule la plus délicate est celle du chef de projet vers ces trois responsabilités : son rôle n'est pas supprimé, il est réparti.
Le rythme
Quatre événements découpent un sprint, chacun à sa place dans la boucle d'apprentissage. Là où le travail arrive en continu et ne se découpe pas en sprints, Kanban apporte une réponse plus honnête.
La matière
Le backlog remplace le cahier des charges, et ce n'est pas le même objet : il est ordonné, vivant, et volontairement plus flou vers le bas. L'estimation cesse d'être un chiffrage, et le planning poker sert d'abord à faire parler l'équipe.
